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Témoignages

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I - Témoignages de vie

Un homme dépasse sa détresse

Une situation conflictuelle


II - Messages de mourants


III - Témoignages depuis l'au-delà

Témoignage d'Alexandre

Témoignage de Jackie

Témoignage d'Eugénie de V.

Témoignage de José

Le drame de Roger

I - Témoignages de vie

 Un homme

  dépasse sa détresse

 « « Avant que vos yeux puissent voir Dieu, il faut qu'ils soient devenus incapables de verser des larmes sur vos propres souffrances. Votre voix ne peut exprimer la sagesse éternelle avant d'avoir perdu tout pouvoir de blesser. Tuez donc en vous toute ambition d'exceller dans les pauvres sentiers de la réputation. Cessez de considérer votre vie comme votre bien le plus précieux.

« Je maigris et je pâlis. J'errais partout sans but, en proie à un immense dégoût pour les distractions et intérêts du monde. Je m'attristais à cause des chagrins que je voyais autour de moi. Je soupirais après le plan supérieur dont je connaissais enfin la réalité et où se tenaient mes êtres chers. Mais je ne pouvais m'élever jusqu'à eux et eux ne venaient pas vers moi. Alors j'étudiai les règles du Sentier. Ensuite je reçus le choc en retour de l'effet de ma conduite sur la charmante femme qui m'aimait. Est-ce que je lui faisais ce que j'aurais voulu qu'on me fît ? Non. Je pris donc de fermes résolutions, domptai mes propres chagrins, fis de ma nature animale un outil au service de mon âme, et cessai de la laisser prendre de l'empire sur moi.

 Je me remis donc à sourire, les couleurs me revinrent et ma femme redevint heureuse. Quant à moi, j'avais enfin découvert le vrai Sentier, celui du Service. Je ne pleurais plus sur moi-même, ma langue ne blessait plus personne par des phrases moroses, et, triomphe suprême, mes pieds baignaient dans le sang vivant de la nature animale. Je vécus sans égoïsme, tout mon être tendu pour agir au mieux, aussi heureux que si je recherchais exclusivement le bonheur, aussi sérieux que si j'étais guidé par l'ambition. C'est alors que la paix de silence s'installa en moi.
 »
( Jean Phylos, "J ai vécu sur 2 planètes" )


 Une situation

  conflictuelle


  À une dizaine d'années de la retraite, je me suis retrouvé chef d'une petite équipe. Les deux jeunes qui la composaient ont rapidement formé un petit noyau; et comme ils étaient intelligents et compétents, ils se relayaient pour discuter mes décisions et pousser les leurs.
 Voici ce que j'ai noté (dans un petit carnet qui me tenait lieu de confident) au long de cette relation difficile :




  « Les situations conflictuelles se multiplient. Les tentatives d'explication échouent. L'incompréhension s'installe. Je me sens isolé. Aujourd'hui je macère mes pensées. Je peux me replier et leur en vouloir, ou encore chercher à imposer mes vues. Rien de tout cela n'est bon, je le sens bien. Cela équivaudrait à m'enliser en m'agitant. Il me faut trouver la force de maitriser ce type de réactions, aussi négatives que puériles, et utiliser cette énergie réactionnelle pour contenir des impulsions guidées par l'orgueil et accepter la vérité de l'autre. Ainsi, non seulement je surmonterai l'épreuve mais j'en sortirai renforcé, c'est-à-dire plus stable, plus solide.

 Finalement, c'est un contexte favorable à la macération. À moi de tirer profit de la remise en question qu'elle impose ("
(...) excellente cette macération qui te force de te refaire en ta maison
" disait Saint-Exupéry).

Quelques jours plus tard je notais :

 « Cette nuit j'ai soudain ressenti le besoin impérieux de me gratter la jambe. J'ai cédé à la démangeaison, et cela m'a soulagé. Deux minutes. Machinalement j'ai de nouveau gratté ; mais plus je grattais vigoureusement, plus la période de trêve se réduisait. Tandis que le sommeil me quittait définitivement, un bouton pointu se révélait peu à peu sous mes ongles nerveux.
 Il n'y a que deux alternatives me suis-je dit pendant une accalmie. Soit je gratte cette excroissance jusqu'à l'arracher, soit j'attends que la démangeaison cesse.
 J'ai choisi la patience et la maitrise. Les premières minutes ont été longues puis la lancinante démangeaison s'est apaisée. Tandis que le sommeil me gagnait, j'ai pensé : Dieu, par ce bouton, m'a éclairé sur la conduite à tenir avec mes deux jeunes collègues, rejoignant une autre citation de mon ami St-Ex :
"Un chef doit être capable de se contrôler lui-même avant de prétendre diriger qui que ce soit." »


Cependant, des années plus tard je notais (les relations devenaient toujours plus difficiles pour moi) :

 « L'étincelle d'amour au fond de moi fait ce qu'elle peut pour préserver ma paix intérieure. Mais cette opposition systématique, sournoise, et souvent blessante la trouble sans cesse.
 Je sens pourtant qu'étouffer ce conflit ne me rendrait pas service. Je serais bien plus fier de moi si je parvenais à faire de cette lueur vacillante un flambeau afin que les ténèbres ne pénètrent pas, et rayonner un peu de cet amour vers l'extérieur.

 Il ne s’agit pas du combat du Bien (moi) contre le Mal (eux), car ils sont, et demeureront des enfants de Dieu.
 Les tourments qu'ils m'infligent éveillent des réactions négatives qui sont en moi (manque de patience, vanité, orgueil...). Alors, dans ce redoutable combat intérieur, je brûle mes propres impuretés, et ce faisant, non seulement je préserve ma flamme, mais je la renforce.


Un an après j'ai fièrement écrit :

Je suis désormais en mesure de les regarder avec bienveillance ; et de retrouver ma paix intérieure. »

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II - Messages de mourants


III - Témoignages depuis l'au-delà

II - Messages de mourants

✩ ✩

Ces messages sont précieux.

  « En revoyant le film de leur vie, les mourants expriment souvent ces regrets :
 "
Ah, si j'avais pu prendre la vie moins au sérieux !
☆
Extrait de la page : "Les difficultés de la vie" :


On se moque de moi, ils ont raison.
Mon ego est ridicule avec son orgueil, sa fierté.
**

Savoir rire de soi-même

  « Tu n’as d’espoir que dans le sacrifice de la vanité de ton image. Excellente cette indignation qui te forcera de te refaire en ta maison
(te rebâtir). »
[ Saint-Exupéry ]

 « Une fois qu'on rigole de soi, parce qu'on est stupide de courir après le  je t'aime  des autres, on est enfin délivré. »
( Témoignage d'un ancien chanteur
recueilli par Maddly Bamy, "Aimer sans attendre en retour" )
📗

« Mes adversaires pensent me nuire, disait Rabbi Nahman. En fait, ils m’aident énormément ; mes lueurs, c’est à eux que je les dois.
 J’ai besoin qu’on me cherche querelle. Ainsi je m’élève à chaque instant de degré en degré ; je change d’être à tout moment. »

 On l’injuriait, on l’humiliait. On finit par douter de sa raison, réalisant ainsi son souhait profond.

 Eh oui, il tenait à ce que les gens le regardent de travers. C’est pourquoi il changeait souvent d’identité, de déguisement ; il se voulait autre. Comédien, imposteur, bouffon, plutôt que Rabbi.

 Il savait rire, voulait rire, d'abord de lui-même, et puis du reste. Il jouait avec les gamins dans la rue pour railler le Rabbi en lui ; il jouait à la guerre pour ridiculiser les guerres. Il posait au fou pour se moquer de la raison et des apparences, au nomade sans bagage pour souligner le grotesque de la possession.

 Il faisait le pitre pour se défaire des dernières traces de vanité qui subsistaient en lui ; à la maison il choisissait l’autre extrême : il désarmait son orgueil en le poussant à bout ; en exagérant sa propre importance dans tous les domaines. En se conférant des dimensions invraisemblables, volontairement caricaturales. Pour en rire, et certainement aussi pour provoquer ses adversaires. »
[ Elie Wiesel, 'Célébration hassidique' ]

suite...
"
 Ils considèrent leur réussite professionnelle, sociale ou autre avec fierté, mais ils ont compris que l'existence ne se réduit pas à cet aspect là. Ils ont le sentiment d'avoir échoué lorsque leur réussite professionnelle ne s'est pas accompagnée de celle de leur vie personnelle. »
[ Dr Elisabeth Kübler-Ross ]

 « (...) Car ce sont ceux qui ont le plus mal vécu, au sens négliger les choses vraies de la vie (aimer et être aimé, contribuer au bonheur et au bien-être des autres), qui prennent le plus mal la mort.
 VIVEZ, pour n’avoir jamais à dire
 : « Mon Dieu, comme j’ai gaspillé ma vie ! »

 C’est de mes patients mourants que j’ai appris ces leçons. Dans leur souffrance et leur mort, ils comprenaient que nous n’avons que MAINTENANT.
 »
[ Dr Elisabeth Kübler-Ross ]

Un jeune homme en phase terminale a laissé ces quelques mots sur Internet :

« J'ai réalisé une chose importante : il faut s'assurer de rendre ce monde un peu meilleur qu’il ne l’était avant grâce à ses contributions.
 Avant, il y avait tant de choses qui occupaient mon esprit. Quand j'ai appris combien de temps il me restait, cependant, les choses qui ont vraiment de l’importance sont devenues évidentes : Prenez le contrôle de votre vie, assumez la pleine responsabilité des choses qui vous arrivent. Appréciez les gens autour de vous.
 Il est difficile pour moi d’expliquer pourquoi ces choses simples sont si importantes, mais j'espère que vous écouterez quelqu'un qui connaît la valeur du temps. »

✩ ✩

 « Prenez du plaisir sur Terre ! Nous rions tout le temps de vous voir tout prendre trop au sérieux . »
[ Doreen Virtue, "Communiquer avec les anges" ]

 « En revoyant le film de leur vie, les mourants expriment souvent ces regrets :
"Ah, si j'avais pu prendre la vie moins au sérieux !"
Ils considèrent leur réussite professionnelle, sociale ou autre avec fierté, mais ils ont compris que l'existence ne se réduit pas à cet aspect là. Ils ont le sentiment d'avoir échoué lorsque leur réussite professionnelle ne s'est pas accompagnée de celle de leur vie personnelle. »
[ Dr Elisabeth Kübler-Ross ]

 « Ce sont les moments de rire, de joie en commun qui importent le plus dans l’existence.

 Lorsque quelqu’un meurt, il ne me révèle pas combien d’argent ou autres richesses il possédait. Non, il fait plutôt apparaitre dans mon esprit les gens qui l’ont accompagné au long de son parcours ici-bas. Ce sont ces souvenirs qui représentent ses véritables trésors. »
[ Patricia Darré (médium) ]

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II - Messages de mourants


III - Témoignages depuis l'au-delà

III - Témoignages depuis l'au-delà

✩ ✩

Il y a ceux qui regrettent la Terre,
et ceux qui regrettent leur actes.



Témoignage de monsieur B.

Témoignage d'Alexandre

Témoignage de Jackie

Témoignage d'Eugénie de V.

Témoignage de José

Le drame de Roger

 Témoignage de monsieur B.

 « On m'a conduit ici, à côté de vous, et on me demande de parler de ce moment que j'ai vécu: le bilan de ma vie sur terre. J'attends toujours mon retour là-bas! On va sûrement voir ma réussite sur terre, et j'en suis fier!

 Je suis souvent fatigué ces derniers temps, essoufflé. Il faut dire que je travaille beaucoup.
 Je crois comprendre que je suis mort. Je suis mort tout seul! Mais pourquoi cela continue-t-il? Je suis mort et je vois mon cadavre!
 C'est donc vrai, la vie, elle, continue...
 Je suis dans mon bureau, je suis un homme important, j'ai deux secrétaires, des maisons, des immeubles... On me dit: "Qu'as-tu donc fait de ta vie?" Je réponds:"J'ai réussi, non? Regardez tout ce que je possède." "à quoi cela te sert-il maintenant?"
 C'est alors que je réalise que je ne peux plus en jouir, n'étant plus sur terre. Quand je suis mort, je suis allé voir la domestique, elle ne m'entendait pas, je croyais qu'elle était sourde!
 Une voix m'interroge: "Qu'as-tu fait pour les autres?" Est-ce une voix de ma conscience? Je réponds:"Quelle drôle de question! J'ai travaillé dur et j'ai donné du travail aux autres."
 Je revois une scène: un homme d'un certain âge se met à pleurer devant moi dans mon bureau! Je viens de le licencier. Il ne sert à rien. Il n'est pas productif. Je m'entends lui dire: "Passez à la comptabilité." Il me supplie de le garder. Je lui réponds:"Non!". I dit avoir des enfants à nourrir. Et alors, ce n'est pas mon problème!
 Je sais que je pourrais le garder, mais il a eu des problèmes de santé et je préfère le remplacer par une personne jeune et dynamique.
 La prochaine fois que je reviendrai sur terre, je choisirai d'être encore plus riche. C'est avec fierté que je vous parle de mon parcours. Prenez exemple! »

 Témoignage d'Alexandre


 « Je ressens la présence d'un esprit, alors je l'évoque. Son énergie m'incorpore pour me faire écrire... »
[ Alain Joseph Bellet, 'Dialogues avec le monde des esprits' ]

 « Oui, je souhaite te parler. Je m'appelle Alexandre, enfin on m'appelle Alex. J'ai vingt-quatre ans. J'avais toute la vie devant moi, enfin je croyais.
 Plutôt beau gosse, j'ai bien profité des nanas. Je n'étais attiré que par le sexe, non par l'amour.
 Je viens te parler de mon histoire afin qu'elle serve aux jeunes qui n'accordent d'importance qu'aux plaisirs éphémères.
 Je suis allé une fois dans une église et je n'ai rien ressenti.
 Dans la voiture j'avais mis la musique à fond, je ne l'ai pas vu arriver ce con.
 À l'hôpital j'ai regardé mon corps sur la civière, sans comprendre. Qu'est-ce que je fous là ?
 Mort cérébrale, encéphalogramme plat... Je suis en dehors de mon corps. Je vois mes parents crier dans le couloir. Papa enlace maman. Je leur dis : "Mais tout va bien ! Je suis à côté de vous !" C'est quoi ce foutu truc de merde ? Qu'est-ce qui m'arrive ? Me voilà à la maison. Ma petite sœur pleure sur le canapé. Je commence à avoir les jetons. Mon corps, je suis revenu à côté de lui ; je suis énervé, pourquoi ne bouge-t-il pas ? J'ai besoin de lui ! Comment vais-je faire pour emballer les nanas ? C'est sûrement un cauchemar, je vais me réveiller.
 C'est quoi ce cirque ? Est-ce que je suis mort ? C'est ça la mort ? J'entends : "Viens Alex, viens me voir mon petit."
 Dans la cuisine mes parents se disputent, mais je ne peux pas leur dire de se taire. J'avais l'habitude de leur dire "Fermez vos gueules !".
 On me parle mais je ne vois personne. J'entends : "C'est mémé, viens mon petit Alex."
 Il a fallu du temps, beaucoup de temps avant de pouvoir me détacher de mon corps. Je ne croyais pas en la survie, à Dieu.
 J'ai été égoïste, j'ai fait pleuré plus d'une nana. Je n'ai pensé qu'au sexe. Encore parfois j'en ai envie et je me retrouve à épier des humains en action. Mais aujourd'hui j'ai compris, je ne veux plus me nourrir de ces vibrations liées à la sexualité et qui sont très basses. Je regrette. Je veux que cela serve aux jeunes.
 Merci mon pote. »

 Témoignage de Jackie


 « Je suis Jackie.
Je suis de l'autre côté mais aussi à côté de toi, Alain Joseph.
On me demande de venir témoigner de mon expérience terrestre.
 Je suis ce qu'on appelle une toxicomane. J'ai trente deux ans et je suis en état de grande souffrance. Toujours cette scène qui se déroule sous mes yeux: je suis dans les toilettes, à côté de la cuvette. Assise sur le sol, une seringue dans le bras.
 C'est à la fois comme une torture morale et physique. Bien que mon corps soit en état de décomposition. Je n'ai jamais pensé à la mort, si ce n'est qu'elle représentait la fin de tout.
 Je suis morte dans les toilettes, cette vie n'a servi à rien ! Je suis mal maintenant, à côté de mon corps mais à la fois toujours en lui. C'est abject, horrible.
 J'ai détérioré mon corps, je devais vivre plus longtemps.
 Petit à petit je me suis repentie, je me suis tournée vers Dieu. Il a fallu du temps, beaucoup de temps. C'est la lumière qui progressivement m'a envahie. Je suis allée vers d'autres esprits partis comme moi et nous attendons de revenir sur terre, tout recommencer et ne pas faillir cette fois.
 Je n'ai pas voulu mourir, c'était un accident, mais ici c'est considéré comme un suicide. Je souhaite adresser aux jeunes qui vivent sur terre ce message: Même si la vie n'est pas facile, ne faites pas comme moi. Jamais cela, non ! Ne vous faites pas de mal ! Dieu nous a donné la vie pour évoluer cers Lui.
 Il me reste un long, un très long chemin à parcourir. Se pardonner reste très très difficile. Je demande pardon aux autres. »

 Témoignage de la comtesse Eugénie de V.

 « Pendant plusieurs existences, j’ai passé par les épreuves du travail et de la misère que j’avais volontairement choisies pour fortifier et épurer mon âme. J’ai eu le bonheur d’en sortir victorieuse, mais il restait la plus périlleuse de toutes : celle de la fortune et du bien-être matériel. Beaucoup d’esprits, séduits par les apparences se hâtent de la choisir ; mais trop faibles hélas ! pour affronter le péril. 
***
 Me voici sortie de ce moment de trouble qui suit la mort. J'avais la foi. Dieu avait été présent tout au long de ma vie dans mes prières. J'avais la certitude d'aller à cet endroit que nous nommions le Paradis.
 J'ai été accueillie avec amour, c'est vrai, dans un monde où la beauté est indescriptible. Puis le moment est venu de faire le bilan de mon incarnation.
 Je pensais avoir été une bonne personne envers les miens. Voici que s'impose le panorama de ma vie. Je suis née riche, je suis morte encore plus riche. Je m'occupe de mon hôtel particulier au cœur de Paris, ou tout au moins je donne des ordres aux domestiques.
 Mais voici une scène qui s'impose à moi: je suis dans un fauteuil, on frappe à la porte et c'est un domestique qui demande un entretien. Elle sollicite une augmentation de ses gages et cela me parait inconcevable ! Je la congédie puis fais sonner une domestique et lui demande de s'assurer Mlle Lefèvre quitte bien les lieux. Je suis étonnée de revoir ce lointain souvenir qui pour moi n'a aucune importance, quand soudainement je me retrouve dans sa chambre de bonne où je vois cette domestique faire sa valise ; elle pleure, elle est anéantie de se retrouver sans travail.
 L'émotion m'étreint, je suis à sa place, les pensées se bousculent dans ma tête. "Comment vais-je faire pour vivre, pour envoyer de l'argent à mes petits ? Je n'aurais pas dû demander cette augmentation. Et pourtant, je ne méritais pas cela ! Je travaillais du matin jusqu'à tard le soir dans cette demeure où le confort et le luxe m'apparaissent comme une injustice."

 Le cœur serré maintenant, je me rends compte de mon comportement égoïste et injuste ! Moi qui pensais avoir été une bonne chrétienne. Je me revois à l'église priant pour les miens. La réalité me transpercent le cœur. Je suis une femme égoïste, cupide, orgueilleuse qui a manqué à ses devoirs envers ses prochains. Je me revois pourtant organiser des œuvres charitables, mais je donne pour montrer que je donne.

 Je me repens du mal que j'ai fais, je demande pardon, mais les êtres qui m'entourent m'insufflent cette pensée qui me bouleverse : "Il ne suffit pas de demander pardon pour être pardonné !"

 Oui, je dois racheter mes fautes... Tout ce temps perdu pour mon évolution en cette vie passée sur Terre dans laquelle je viens de reproduire les mêmes erreurs. J'espère que Dieu m'autorisera à revenir sur Terre et naître dans une famille pauvre, être une domestique et subir les brimades d'une maîtresse de maison.

 Soyez charitable ! luttez contre votre égoïsme et votre orgueil.
 N'oubliez jamais que chaque être humain est un enfant de Dieu. »

 Témoignage de José


 « Je m'appelle José. J'appréhende de revoir ma vie car je sais que je ne suis pas une bonne personne. Je vis dans la culpabilité, depuis des années.
 Je sais que je suis mort. J'ai fini ma vie seul et dans l'alcool. Je ne voulais plus vivre.
 On me montre maintenant ma vie et ses conséquences.
 Je me vois rentrer du travail, ma femme et mes enfants sont à table. À mon arrivée, elle demande aux enfants d'aller se coucher. Je me sens rejeté et agacé. Étrangement, aujourd'hui je ressens toutes les émotions des uns et des autres, la peur ressentie par mes enfants et celle de mon épouse. La scène se déroule sous mes yeux : je rejette l'assiette posée face à moi sur la table et je réclame un verre de vin. Ma femme s'exécute, c'est à peine si elle ose parler !

 Vision suivante : un autre jour, je la gifle, elle met sa main sur sa joue devenue écarlate par la violence du coup. J'ai honte. Pourquoi ai-je fait cela ? Comment ai-je pu la frapper ? Quel déshonneur ! Quelle humiliation ! Ô combien je regrette toutes ces années où je l'ai fait souffrir, mais maintenant c'est trop tard. Je l'aime tant, alors pourquoi ? Pourquoi ? J'ai le mal en moi !
 Mon seul plaisir est le moment où l'alcool qui m'enivre me fait oublier ma vie dans un monde que je n'aime pas. Mais est-ce une raison pour faire du mal autour de moi ?
 Non seulement j'ai maltraité ma femme physiquement, mais aussi psychologiquement en lui faisant comprendre qu'elle était "moins que rien" !

 Une fois, j'ai côtoyé la mort de près. Une vague a failli m'emporter. C'est avec une grande émotion que je revois cet instant où je m'entends penser : "Merci mon Dieu ! Je vais essayer, je vous promets de m'améliorer." En revenant à terre ce jour-là, je n'ai pas disputé mon épouse et l'ai serrée dans mes bras. Mais les jours suivants la routine a repris le dessus. J'ai oublié ma promesse faite à Dieu et je me suis remis à boire.
 Un jour, j'ai moi aussi quitté la terre. Et je ne la vois pas, elle n'est pas venue à ma rencontre. Je saïs que nous ne sommes pas au même endroit! Je ressens de plein fouet la peine que j'ai causé à mes enfants et la haine qu'ils ont dans leur cœur. Aurons-nous un jour la possibilité de tout recommencer, ensemble ou séparément ? Je sais que je dois travailler sur moi-même et qu'il me reste un long chemin à suivre pour trouver la paix. Je suis prêt à accepter d'avoir en retour le mal que j'ai fait, afin de comprendre ce que je n'ai pas su faire, être un bon mari et un bon père.

 Puis mon aimée est enfin venue à moi. Elle m'a serré dans ses bras et elle m'a pardonné. J'ai pleuré, longtemps pleuré. Elle m'a aidé à comprendre que nous avions choisi ensemble de nous améliorer dans cette vie terrestre. Elle devait dans cette relation subir pour grandir; quant à moi, je devais réussir à maitriser cette violence que j'avais à l'intérieur.
 Ma femme a évolué, elle est sur un plan vibratoire bien plus élevé que le mien. Dieu l'a autorisée à venir m'aider car elle a réussi à ne pas avoir de haine pour moi. Il y a toujours eu de la bonté en elle, elle est sur le chemin de l'amour inconditionnel.
 Je suis un esprit tourmenté et je sais que je le mérite. Je l'accepte dans l'attente d'une nouvelle vie pour me racheter. Merci à Alain Joseph.
***
 « Chaque expérience de vie apporte des épreuves au cours desquelles il est facile de tomber dans le piège de nos impulsions.
 La plupart d'entre nous marchent dans l'inconscience et ne se préoccupent pas de leurs pensées ou de leurs actions avant d'être confrontés à une grave maladie ou un accident.
 Les prises de conscience surviennent souvent dans ces moments-là.  »
[ Alain Joseph Bellet ]

 Roger

La médium, Sylvie Lorain-Berger raconte ce cas:

 « Roger
(l'un des décédés que la médium tolère autour d'elle)
est mort à trente-neuf ans, en tombant de son toit. Sa femme s’est remariée au bout de deux ans avec un de ses meilleurs amis. Il a du mal à le supporter. Il espérait qu’elle porterait le deuil plus longtemps et éviterait de se remarier avec ce « profiteur » de René…

 - Il ne l’aime pas, tu sais, il ne voulait que ma maison, mes biens, je le sais aujourd'hui… Quel hypocrite ! Comment peut-elle être aussi aveugle ? En plus, il ne s’occupe pas de mon fils de quinze ans… Tu te rends compte, mon gosse s’est mis à fumer et il s’en fout !

 J’écoute les sempiternelles lamentations de Roger. Il me ressasse sa peine. C’est une âme errante qui ne peut s’éloigner de sa femme et de son enfant, alors qu’il est mort depuis huit ans déjà. Quand il n’est pas chez moi, il est dans son ancienne maison à surveiller les pensées de ses proches. Il a vu son ami transformer petit à petit toutes les pièces du pavillon pour effacer la moindre trace du défunt. Seule une petite photo de lui trône sur le petit bureau de la chambre de son fils. Avant, son fils Ludovic lui parlait en chuchotant dans son lit, sans se douter un instant que son père l’écoutait alors attentivement.

 Parfois Roger faisait tomber un bibelot pour lui signifier sa présence, mais jamais Ludovic n’a fait le lien entre les deux. Il imaginait son père au Ciel avec les anges. Il l'a appelé maintes fois pour éviter que sa mère ne se remarie avec cet homme qui ne l'aime pas, mais il n'a jamais eu aucun signe, alors...

 Roger reste en marge d'un Ciel et d'une Terre où nous, les vivants, ne pouvons pas grand-chose pour lui, à part prier pour qu'il se tourne vers les plans plus lumineux. Je l’écoutais afin de lui apporter la paix de l’âme, alors qu’il n’est pas possible de la trouver sur ce plan de l’astral. L'espace rétréci où il se réfugie, comme tant d’autres décédés, est un plan de conscience où les pensées négatives s’activent sans cesse et le meurtrissent tout en l’obsédant. Sa maison lui appartient encore, comme sa femme. Il reste attaché à des valeurs matérialistes. Il se sent vivant, mais exclu de son monde, il se sent très malheureux.

 « Chaque être humain (intervient le guide de la médium) est entouré de guides, d'entités de sa famille, d'amis partis avant eux. Même s'ils se croient seuls, ils sont très entourés... En revanche tes "amis" (les décédés errants que la médium essaie d'aider), sans toi se sentent réellement seuls. Ils ne perçoivent pas leurs guides, et leur égocentrisme fait qu'ils ne voient pas les autres décédés qui les entourent ; ils sont dans un brouillard opaque.... Même si tu établis un contact entre eux, après celui-ci, un sentiment d'isolement leur retombe dessus comme un lourd rideau. L'illusion d'être rejetés persiste à cause de leur refus de mourir au monde terrestre. »

 - Roger, je t'empêche d'évoluer. Il est temps pour toi de te tourner vers tes véritables amis, tes guides qui n'attendent que cela pour te mener vers des sphères plus hautes.

- Quels guides ? De qui parlez-vous ?

- Des guides spirituels qui nous protègent.

- Qu'est-ce que c'est que ces bêtises ! Je ne vois personne qui ressemble à un guide.
******
 La médium consulte son guide au sujet d'une autre de ses "protégées" :

 - Et Arlette, va-t-elle monter de plan ?

 - Oui, lui répond son guide, en t'écoutant elle a compris que pour elle la Terre est un enfer et qu'elle sera plus aimée ailleurs. Ta demande a touché son âme et cette émotion lui a permis de distinguer les guides de lumière venus à sa rencontre. Elle les a suivis. »
**
 « L'idée d'un enfer spirituel après la mort me déroute. Aussi je veux guérir ces décédés de leur chagrin, susciter leur pardon. Mais une bonne fois pour toutes, il me fallait adopter l'idée que quitter son corps ne transforme pas l'âme. Le double éthérique nous suit, imprégné de nos pensées, et certaines sont comme de la boue séchée sur celui-ci. Alourdi, il ne peut se mouvoir sur des plans supérieurs. »
[ Sylvie Lorain-Berger, "Les messagers de l'au-delà" ]

 « La mort ne fournira de passeport gratuit pour le bonheur céleste à personne. Jamais elle ne promouvra automatiquement les hommes au stade d’ange. Chaque être franchira cette douane de l’éternité avec, exclusivement, les bagages qui auront été semés. Après la tombe, personne ne jouira d’un repos auquel il n’a pas droit »
( Francisco Cândido Xavier, "DANS LE MONDE SUPÉRIEUR" )